Tower Hamlets

Le borough de Tower Hamlets est très lié à la Tamise. Les principaux monuments se trouvent d’ailleurs au bord du fleuve (Tour de Londres, Tower Bridge, Canary Wharf…). C’est aussi un quartier qui a accueilli beaucoup d’immigrés d’Asie (notamment du Bangladesh).

Tower of London

Tower hill

La Tour de Londres (Tower of London) est une remarquable forteresse qui a traversé les siècles et qui est située au bord de la Tamise près de Tower Bridge. Elle doit son nom à sa tour centrale, la White Tower. Sa construction débuta en 1066 sous l’ordre de Guillaume le Conquérant. C’était à la fois un palais pour la famille royale et une prison pour les opposants au roi.
La Tour de Londres est donc un grand ensemble de plusieurs bâtiments et tours. On y pénètre par la Byward Tower (la tour du mot de passe) après avoir acheté son billet (£24,50) aux guichets sur l’esplanade. Attention, si vous visitez la Tour en hiver, elle ferme plus tôt (dernière admission à 16h).
Dans la forteresse, vous allez croiser des Yeoman Warders (plus communément appelés Beefeaters). Ce sont les gardiens immuables de la Tour depuis 1485. Ils y travaillent et ils y résident. Pour entrer dans ce corps prestigieux, il faut avoir effectué au moins 22 ans de service dans les forces armées, avoir été décoré de la médaille pour bons et loyaux services et être au minimum gradé sergent-major. Il faut aussi avoir le sens de la communication car les Beefeaters sont aussi guides (si vous maîtrisez l’anglais, n’hésitez pas à vous joindre à une de leurs visites gratuites, elles sont toujours pleines d’anecdotes).
L’attraction principale de la Tour de Londres, c’est la White Tower. Ici sont enfermés précieusement les joyaux de la Couronne depuis 1303. Dans cette salle surprotégée (et dans laquelle les photos sont interdites), vous pourrez admirer les couronnes des différents souverains britanniques, mais aussi les sceptres, globes, bagues etc…tout l’attirail nécessaire au couronnement. Pour éviter les attroupements, vous circulez sur des tapis roulants autour des joyaux. La collection n’en est pas moins impressionnante avec notamment le plus gros diamant du monde. D’ailleurs, tous ces bijoux et attributs n’appartiennent pas à la reine mais à la nation britannique.
La Tour était un véritable instrument de terreur pour le peuple. A son époque, la White Tower était la tour la plus élevée de la ville, ce qui rappelait à tous les Londoniens la menace qu’elle représentait. Elle était tout d’abord la résidence des souverains britanniques mais au fur et à mesure de ses renforcements, elle est devenue également une prison redoutée. Contrairement à ce qu’on croit, il y a eu peu d’exécutions dans la Tour elle-même car  les exécutions se passaient surtout sur l’esplanade de Tower Hill juste devant. Cependant, le roi Henry VIII y fit enfermer et décapiter deux de ses 6 femmes, Anne Boleyn (la mère de la reine Elizabeth Ie) et Catherine Howard. Beaucoup de touristes viennent encore rendre hommage à Anne Boleyn qui est enterrée dans la chapelle royale de la Tour.
Un autre épisode de l’Histoire britannique a rendu la Tour tristement célèbre: la mort des deux petits princes Edward et Richard dans la Bloody Tower en 1483. Edward V et Richard étaient les fils d’Edward IV mais étaient trop jeunes pour régner (12 et 10 ans). Leur oncle, le futur Richard III qui était leur Lord Protecteur, les emmena à la Tour, officiellement pour les protéger et garder le trône, mais les deux garçons « disparurent » au bout de quelques mois. Ils avaient été assassinés mais on ne retrouva leurs ossements qu’en 1674.
Une dernière petite histoire sur la Tour: vous verrez aussi des énormes corbeaux se promener dans les jardins. La légende dit que si les six corbeaux s’envolent et quittent la Tour de Londres, la Tour s’effondrera et avec elle la monarchie britannique toute entière. Depuis le roi Charles II (XVIIe siècle), on garde 7 corbeaux (un de plus au cas où!) en permanence dans la Tour, et pour s’assurer que le présage ne se réalise pas, on a rogné un peu leurs ailes pour éviter l’évasion (ne vous en faites pas, ils sont traités comme des rois!).

Tower bridge

Tower hill

Qu’y a t’il de plus iconique à Londres que Big Ben et Tower Bridge? Si iconique d’ailleurs que beaucoup de touristes pensent qu’il s’appelle London Bridge (qui est en fait un pont un peu plus en amont) alors qu’il tient son nom de la Tower of London juste à côté. Ce pont à bascule victorien a ouvert en 1894. Il s’ouvre plusieurs fois par jour en fonction de la taille des bateaux qui naviguent sur la Tamise. N’hésitez pas à vérifier les horaires sur le site officiel pour assister à ce phénomène toujours fascinant. Depuis 2014, on peut visiter l’intérieur des tours du pont grâce à la  tower bridge exhibition. L’entrée coûte £9,80. On peut monter dans la tour nord (côté Tour de Londres), traverser la Tamise en haut des passerelles et voir la salle des machines dans la tour sud côté Southwark. Et surtout, ils ont installé un Glass Floor sur les deux passerelles, un sol transparent pour voir la Tamise couler sous nos pieds (et les bus, et les gens et les bateaux). C’est une expérience un peu flippante mais totalement sans risque…et la vue est absolument splendide! Pour plus de photos et d’informations, voir mon article ici

St Katharine’s wharf

Tower hill

Il est si facile de passer à côté de ce petit port caché sans le voir alors qu’il se trouve juste à côté de la Tour de Londres, au pied du Tower Bridge. C’est un petit havre de paix dans cet endroit si touristique. Derrière son arcade, on trouve une petite marina tranquille avec des vieux bateaux et des yachts de riches propriétaires des immeubles alentours.

Old Spitalfields market

Liverpool street

Petit retour à la sortie de Liverpool Street Station pour y trouver le marché de Old Spitalfields. Il existe depuis 1638 mais les bâtiments actuels datent de 1887. C’était à la base un marché de fruits et légumes mais il fut transféré en banlieue en 1991. Depuis, les halles furent restaurées et le marché se tient tous les jours de la semaine. Vous y trouverez un peu de tout, un peu de vieux objets, des fringues vintage, de la nourriture, des trucs farfelus…il y a aussi de vrais restaurants maintenant à l’intérieur.

Brick Lane

Liverpool street

Juste en face de Spitalfields market, vous trouverez Brick Lane. Autrefois quartier exclusivement bangladeshi (les panneaux en bengali l’attestent), cette longue rue est devenue aujourd’hui un quartier assez branchouille. La rue était auparavant réputée pour les meilleurs currys de la capitale. Un peu à l’image de Shoreditch, Brick Lane est aujourd’hui très « arty » avec des artistes à chaque coin de la rue. Le week-end, la rue est bondée avec des étals un peu partout, et on peut encore y trouver de bons currys malgré les touristes et les hipsters qui s’y baladent.

Canary wharf

Canary wharf

Situé sur une péninsule appelée Isle of Dogs (qui n’est pas une île et qui n’a sûrement pas plus chiens qu’un autre quartier), Canary Wharf est pourtant un quartier intéressant et totalement désertique le dimanche. C’est le nouveau quartier d’affaires de Londres depuis la fin des années 1980. Environ 100 000 personnes y travaillent. On s’y sent un peu comme à New York au milieu de la jungle des buildings, on peut y faire du shopping ou tout simplement marcher le long des canaux. Durant le XIXe siècle (et jusque les années 1980) ce quartier était les docks de Londres. Il tire son nom des grands entrepôts qui stockaient les produits venus des îles Canaries (entre autres).

Museum of London Docklands

West India quay

Si vous voulez en savoir plus sur le quartier de Canary Wharf et son passé, c’est au musée des Docklands qu’il faut aller. Il a ouvert en 2003 dans un ancien entrepôt à sucre de 1802. J’ai beaucoup aimé ce musée (gratuit) car il raconte une autre histoire de Londres, celle du commerce. Le rôle de la Tamise dans la prospérité de la ville est souvent méconnu et ce musée permet d’explorer le fleuve. Il ne passe pas à côté de la face sombre de l’empire florissant: l’esclavage. Vous y trouverez des histoires de pirates jusqu’au développement urbain des anciennes zones portuaires de ces dernières années.

 

Greenwich foot tunnel

Island gardens

Tout au bout de la péninsule Isle of dogs se trouve un petit dôme au bord de la Tamise dans le parc Island gardens. C’est l’entrée du tunnel piéton de Greenwich qui mène, vous l’aurez deviné, au quartier de Greenwich. La vue sur le quartier avant de traverser est superbe. Le tunnel est long de 370 mètres. Construit en 1902 et recouvert de 200 000 carreaux blancs, il aurait besoin d’un petit rafraîchissement mais il est tout à fait sûr.