Les trésors archéologiques des Orcades

Si mon amie M et moi avons choisi de passer une semaine dans l’archipel des Orcades plutôt que sur n’importe quelle autre île écossaise, c’était en partie pour ses vieilles pierres. Cela paraît improbable mais ces petites îles perdues au large du nord de l’Ecosse sont un centre archéologique très important en Europe. L’archipel concentre un si grand nombre d’édifices néolithiques sur son petit territoire qu’il est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1999 sous le titre de Heart of Neolithic Orkney (le cœur néolithique des Orcades). La plupart des vestiges néolithiques se trouvent sur l’île principale de Mainland mais en réalité on en croise un peu partout dans l’archipel, comme par exemple le site de Knap of Howar sur l’île de Papa Westray (la plus vieille maison d’Europe), la tombe de Dwarfie stane sur l’île de Hoy, le cairn funéraire de Taversöe Tuick sur l’île de Rousay ou encore le site de Cata Sand sur l’île de Sanday. Les Orcadiens ont l’habitude de dire qu’il y a des pierres levées dans chaque jardin de l’archipel. C’est peut-être exagéré, mais il faut bien avouer qu’on en trouve vraiment beaucoup un peu partout si on fait attention.

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Pompéi l’éternelle

Pompéi est un de ces endroits mythiques que l’on rêve de visiter dès qu’on apprend son existence quand on est enfant. Le destin funeste de cette cité attire près de 4 millions de visiteurs par an. Cette ville figée dans le temps était aussi figée dans mon imaginaire à cause des nombreux thèmes et versions des textes de Pline le Jeune travaillés dans mes cours de latin au collège et des photos défraîchies de mes livres d’italien au lycée. De Pompéi, j’ai appris que la vie s’est arrêtée en l’an 79 lorsque le Vésuve est entré en éruption. J’avais en tête des bribes de documentaires, des murs écroulés et des corps recroquevillés. J’avais imaginé une visite un peu lugubre sur le lieu d’une catastrophe si meurtrière, et c’est en fait la vie et la modernité qui m’ont frappée.

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